Les campagnes

Hold-up international : halte à l'impunité des entreprises ! 

 La fraude fiscale des multinationales, ce sont 125 milliards d'euros qui s'envolent chaque année des pays du Sud vers les paradis fiscaux.

La réflexion globale engagée sur les solutions à apporter à la crise financière actuelle ne peut laisser à l'écart la question fondamentale de la fuite des capitaux en provenance des pays du Sud et de la responsabilité des entreprises dans cette hémorragie fiscale qui compromet gravement le développement de ces Etats. A l'heure où d'importantes échéances sont à venir - sommets du G20 et du G8 -, mobilisons-nous pour que l'Union européenne agisse en conséquence et impose des règles à l'échelle internationale !

Dans le monde aujourd'hui, des millions de personnes sont encore privées des droits les plus élémentaires que sont l'accès à l'éducation et à la santé. 80 millions d'enfants, en majorité des filles, ne vont pas à l'école. 8000 personnes meurent chaque jour du sida parce qu'elles n'ont pas les moyens de se procurer les traitements nécessaires. Une femme meurt toutes les trois secondes des suites de sa grossesse. Pour que chaque habitant de notre planète puisse bénéficier de ces droits essentiels, il faudrait créer 6 millions de postes d'enseignants et de personnels de santé supplémentaires.

Mais la plupart des pays en développement n'ont pas les ressources suffisantes pour investir dans des services publics de qualité, ressources encore plus diminuées pour faire face à la multiplication des crises mondiales. Dans ce contexte, l'aide publique au développement reste un outil indispensable qui joue un rôle crucial lorsqu'il s'agit de reconstruire des Etats dignes de ce nom. Mais elle n'est ni une recette miracle ni une solution à long terme. En recul au niveau mondial, européen et français, elle fait surtout figure de pâle palliatif face à ce qui ampute les pays les plus pauvres d'une grande partie des ressources nécessaires aux investissements dans les services publics sociaux : la fuite illicite des capitaux.

En effet, sur le long terme, l'accès à l'éducation et à la santé se finance essentiellement, non par des aides externes aléatoires et conditionnées, mais par le prélèvement de l'impôt national. Pour investir dans des services essentiels gratuits et universels, puis en garantir la pérennité, la libération de ressources stables et suffisamment importantes que sont les revenus fiscaux dus à ces Etats s'avère indispensable.

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